Loin des yeux, Près du cœur

Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 18 février 2022, Suzanne Deblois-Belzile, mère d’origine

Mme Suzanne Deblois-Belzile, mère d’origine, nous témoigne de son histoire. Elle est à la recherche de sa fille, née entre le 10 et le 15 février 1961 à la Maternité Laroche de Québec. Elle est née entre 4h30 et 5h00 AM, elle pesait 5 livres et quelques onces, cheveux foncés. Les parents voulaient l’appeler Johanne et il avait été précisé qu’ils gardaient leur enfant. Tout avait été organisé pour retourner chez sa belle-mère, dans le Bas-du-Fleuve.

Suzanne avait 18 ans et son copain, devenu son époux par la suite, avait 24 ans.

Elle avait travaillé à l’Hôpital St-Michel-Archange et le père travaillait au Centre de couture Montcalm. Son patron était Guy Roy, qui aurait bien aimé adopter l’enfant à venir, mais il n’en était pas question. Par la suite, Suzanne a travaillé dans une maison privée, chez M. et Mme Bernatchez, qui avaient deux fils, dont un s’appelait Guy. Elle devait payer pour son accouchement. Accouchement dans une maternité mal équipée, sans médecin, mais seulement une infirmière, Mme Richard, conjointe de M. Laroche, policier. Suzanne a accouché assise sur une bassine; pas très confortable. L’établissement pouvait recevoir 3 parturientes et les propriétaires demeuraient à l’étage.

Dans l’après-midi de la naissance, elle se rappelle avoir signé un papier, soi-disant pour recevoir les allocations familiales. Suzanne étant une personne honnête, croit que tous sont honnêtes, a signé le tout, sans lire. Elle, son conjoint, sa sœur, son époux et leur fils ont pu voir la petite, seulement 5 minutes, le soir de sa naissance. Après le départ de la visite, dans une pièce à part, le décès de l’enfant a été annoncé à Suzanne. Elle serait décédée, étouffée. Elle a demandé à la voir, mais ça lui a été refusé. Le lendemain matin, une compagne de chambre, en pleurs, lui a dit que la même chose lui avait été dite pour son fils. Un doute est donc semé… Le lendemain, le père a vu un cercueil, mais il n’a jamais été autorisé à voir l’enfant pour constater le décès, ni sur place, ni au Cimetière St-Charles. D’ailleurs, des années plus tard, après vérification auprès du cimetière, il n’y a pas eu d’inhumation dans ces dates, concernant un enfant. À noter qu’il ne semble pas y avoir de trace de ton existence dans les dossiers d’adoption des services sociaux, non plus. Aucune preuve de naissance et aucun certificat de décès n’ont été trouvés.

Malheureusement, dans ces années, il y a eu plusieurs adoptions faites sans le consentement véridique et éclairé des parents. Plusieurs mères se sont fait dire que leur enfant était décédé et elles n’ont pu constater le tout et ont dû croire ce qui leur avait été dit. Mais, des années plus tard, certains de ces enfants ont resurgi…

Suzanne donne d’autres détails de cette pénible histoire, mais demeure positive de pouvoir retrouver leur fille, si elle existe. Elle a toujours partagé son histoire auprès de sa famille, de ses ami(e)s. Elle n’a jamais eu honte d’avoir donné naissance à une petite fille avant d’être mariée. Elle ne s’est pas terrée dans le secret, comme le voulait l’époque. Elle, son conjoint et toute sa famille espère pouvoir la retrouver. Suzanne fera d’ailleurs un profil d’ADN pour s’assurer de placer toutes les chances de son côté.

Tous, nous leur souhaitons un résultat positif.

Note : Maternité Laroche (Hôpital Wilfrid-Laroche – 1944-1965)

Cette petite maternité à but lucratif sise sur le boulevard Pierre-Bertrand est née, en 1944, de l’initiative de madame Laroche, épouse de monsieur Wilfrid Laroche. La capacité d’accueil de cet établissement reste bien mince tout au long de son existence : en 1948, on ne compte que deux lits de maternité en plus de deux moïses, alors qu’en 1961, la capacité totale ne s’est accrue que d’un seul lit. Pour le peu de données dont nous disposons, il apparaît que le nombre d’accouchements est aussi très bas. À titre d’exemple, seulement une dizaine de naissances sont répertoriées pour l’année 1948. Il semble que l’établissement ferme ses portes au milieu des années 1960; du moins, on en perd la trace à partir de 1964.

Important : Vous avez aimé cette émission? Vous aimeriez y participer? Si tel est le cas, vous pouvez contacter l’animatrice, Mme Normay St-Pierre, par courriel au : normay.stpierre@videotron.ca et elle se fera un plaisir de vous contacter. Les enregistrements se font par téléphone, normalement un soir de semaine. C’est un bel endroit pour lancer un avis de recherche. Des personnes se sont retrouvées grâce à cette émission. Réservez rapidement!

Chanson (référence) « Toi, mon enfant » de Franck Marccou : https://music.youtube.com/watch?v=bh5DtHTqXoU…

Loin des yeux, près du cœur : https://www.facebook.com/loin.mr.aer

Mouvement Retrouvailles : https://www.mouvement-retrouvailles.qc.ca

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Pour écouter votre émission : https://soundcloud.com/…/loin-des-yeux-pres-du-coeur-18…

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