De crises en crises

N’oublions pas l’une des crises au Québec avec les orphelins de Duplessis, pour n’en nommer qu’une…

 

Publié le 20 août 2018 à 07h21 | Mis à jour à 11h32 La Presse

 Le pape hausse le ton après le scandale de pédophilie aux États-Unis 

L’énorme scandale de pédophilie, révélé la semaine dernière au sein du clergé catholique aux États-Unis, a une nouvelle fois contraint le pape François à hausser le ton face à ce fléau qui n’en finit pas d’ébranler l’Église.

Une enquête des services du procureur de Pennsylvanie publiée la semaine dernière a mis au jour des abus sexuels, couverts par l’église catholique de cet État américain, perpétrés par plus de 300 «prêtres prédateurs» dont ont été victimes au moins mille enfants.

«Bien qu’on puisse dire que la majorité des cas appartient au passé (…) nous pouvons constater que les blessures infligées ne disparaissent jamais, ce qui nous oblige à condamner avec force ces atrocités», a affirmé le pape dans une lettre au «Peuple de dieu», donc à tous, diffusée lundi par le Vatican.

«Il est urgent de réaffirmer une fois encore notre engagement pour garantir la protection des mineurs et des adultes vulnérables», a souligné le pape argentin.

Il y a trois jours, le Vatican avait exprimé déjà sa «honte» et sa «douleur» à la suite de l’enquête américaine, mais lundi le pape François a évoqué les responsabilités passées et futures de l’Église catholique.

«Considérant le passé, ce que l’on peut faire pour demander pardon et réparer du dommage causé ne sera jamais suffisant. Considérant l’avenir, rien ne doit être négligé pour promouvoir une culture capable non seulement de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas mais encore que celles-ci ne puissent trouver de terrains propices pour être dissimulées et perpétuées», assure le pape.

Il est essentiel, ajoute-t-il, que toute la communauté des fidèles, et pas seulement le clergé, se mobilise, écrit-il ainsi dans cette lettre en forme de mea culpa, et publiée en sept langues.

«Un crime pas un péché»

Dans un message audio accompagnant la lettre du pape, Greg Burke, porte-parole du Vatican, souligne le fait que François considère les abus pédophiles comme des «crimes».

«Il est significatif que le pape qualifie ces abus de crimes et pas seulement de péchés et qu’il demande pardon», a-t-il dit.

Le porte-parole a également insisté sur l’universalité du message du pape.

Cette lettre concerne «l’Irlande, les États-Unis, le Chili, mais pas seulement», dit-il. «Le pape François a écrit au Peuple de Dieu ce qui veut dire à tout le monde», a ajouté M. Burke.

Le pape est attendu les 25 et 26 août en Irlande, où il sera confronté à l’histoire des scandales liés à des sévices commis au sein de l’Église qui ont détourné nombre d’Irlandais de la religion catholique. Il devrait discrètement y rencontrer des victimes.

Ce message a toutefois été jugé insuffisant dans une première réaction des victimes.

«Le Vatican et le pape devraient cesser de nous dire combien les abus sont terribles (…). Au lieu de cela ils devraient nous dire ce qu’ils entendent faire pour que les coupables rendent des comptes sur leurs actions. C’est ce que nous voulons entendre», a écrit sur Twitter l’Irlandaise Marie Collins, âgée de 71 ans et victime à 13 ans d’abus sexuels perpétrés par un prêtre.

Elle avait préféré claquer la porte en mars 2017 de la commission anti-pédophilie du Vatican, jugeant que les actes ne suivaient pas les paroles de fermeté tenues par le pape.

Ce n’est pas la première fois que le pape François, élu en 2013, se prononce sur les affaires de pédophilie dans l’Église catholique.

Au cours des derniers mois, il a accepté les démissions du cardinal Theodore McCarrick, archevêque émérite de Washington accusé d’abus sexuels sur un adolescent, et de cinq évêques chiliens accusés d’avoir couvert des prêtres pédophiles.

Plusieurs autres hauts prélats ont été contraints de démissionner pour avoir fermé les yeux, dont les cardinaux Roger Mahony (Los Angeles) et Bernard Law (Boston), décédé fin 2017.

Catégories :Adoption

1 réponse

  1. Toujours des bonnes paroles mais les actes ne suivent pas, facta non verba, des actes pas des paroles et si « on reconnaît et on juge l’arbre à ses fruits » selon des paroles attribuées à Jésus et bien les leurs sont pourris. Le pape François est un pape très médiatique, c’est d’ailleurs pour cela qu’il a été élu, afin de redorer le blason de cette institution terni par tant d’abus et de scandales que l’Eglise catholique ne parvient plus à cacher. Jean Paul II avait tout fait pour couvrir, puis avec Ratzinger la boite de Pandore s’est ouverte et plus moyen de la refermer. L’Eglise catholique en perte de vitesse totale, il me semble qu’au Québec ce sont 40 églises qui ferment leurs portes chaque année. Avec Bergoglio c’était finalement opter pour un pape plus présentable et ainsi renverser la tendance qui fait que de plus en plus de personnes quittent l’Eglise catholique car ne nous y trompons pas, il y a beaucoup de bluff et de poudre aux yeux, heureusement les gens sont de moins en moins dupes et commencent à ouvrir les yeux. Pour ceux qui voudraient aller plus loin dans cette ligne de pensée, je leur conseille de lire Jérémie 16:19, on n’a hérité que du mensonge et de la fumée (hével). Fuyons de Rome/Edom!

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