Inégalités chez les minorités visibles

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Dévoilement d’une étude inédite sur les inégalités de traitement dans la progression en emploi chez les minorités visibles

Montréal, le 18 avril 2018 – Au sein des entreprises du secteur privé du Grand Montréal, les membres des minorités visibles peuvent voir leur progression en emploi restreinte par des inégalités de traitement. C’est ce que révèle une étude publiée aujourd’hui par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

 

L’étude, menée à l’initiative de la Commission, dresse un portrait des pratiques en matière de recrutement, de sélection, de promotion et d’accès à l’égalité en emploi. Il en ressort que les pratiques qui contribuent à faciliter la progression en emploi ne sont pas systématiquement appliquées dans tous les milieux de travail étudiés.

De plus, tant l’attitude des responsables de la gestion des ressources humaines que celle des représentants syndicaux ne sont pas toujours positives vis-à-vis des membres des minorités visibles. En matière de promotion en emploi, c’est notamment le cas pour ce qui est de disposer de connaissances adéquates en matière de culture organisationnelle ou encore de faire preuve de proactivité, deux « compétences » attendues des candidats à la promotion en emploi. Il s’agit pourtant de variables pouvant être discriminatoires puisqu’elles relèvent de règles et de normes implicites. Il est à noter que les responsables de la gestion des ressources humaines semblent surestimer l’engagement de l’employeur en matière d’accès à l’égalité. Pour leur part, les représentants syndicaux ne savent pas toujours si leur employeur a l’obligation d’appliquer un programme d’accès à l’égalité.

Pour Philippe-André Tessier, président par intérim de la Commission, « l’effort de rendre transparentes les règles et pratiques de l’entreprise incombe aux employeurs et non pas aux candidats des minorités visibles. Trop souvent, celles-ci ont la responsabilité de s’adapter et de se conformer à ces règles et pratiques implicites ».

La Commission rappelle qu’en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne, tous les employeurs, tant du secteur privé que public, ont l’obligation de ne pas effectuer de discrimination en emploi. Cela vaut pour toutes les étapes de la dotation.

Il est à noter que pour les fins de cette étude, 350 questionnaires portant sur les pratiques d’entreprises en matière de recrutement, de sélection, de promotion et d’accès à l’égalité en emploi ont été analysés. L’étude se base sur des données recueillies auprès de responsables de la gestion des ressources humaines et de représentants syndicaux.

Il est possible de prendre connaissance de l’étude La Progression en emploi dans le secteur privé du grand Montréal. Les minorités visibles face à des inégalités de traitement sur le site Web de la Commission.
La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse assure le respect et la promotion des principes énoncés dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Elle assure aussi la protection de l’intérêt de l’enfant, ainsi que le respect et la promotion des droits qui lui sont reconnus par la Loi sur la protection de la jeunesse. Elle veille également à l’application de la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans des organismes publics.

 

 

Catégories :Racisme

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